L’Afrique, toujours sous perfusion, s’agite plus que jamais

L’Afrique n’en finit pas de nous occasionner des soucis sur le plan de la sécurité. Rien à voir avec l’Ukraine ou la Crimée, fort heureusement. Mais après le Mali, c’est maintenant la Centrafrique qui entre en fusion.

Depuis deux ans, ce continent déshérité a exigé de la France deux interventions militaires, de faible envergure il est vrai, pour ramener un semblant d’ordre dans l’un et l’autre de ces deux pays agités de soubresauts convulsifs sporadiques, l’opération Serval au Mali, puis, dans la foulée, l’opération Sangaris en Centrafrique. On se demande d’ailleurs où les militaires en charge de ces affaires sont allés pêcher des noms aussi bizarres. Tant mieux, cela montre qu’à défaut d’être suroccupés, nos militaires ont de l’imagination.

Ces interventions appellent deux observations. La première est qu’il s’agit d’opérations « en trompe l’œil » en ce sens que, relativement peu coûteuses, elles sont immanquablement couronnées de succès (du moins en apparence), compte tenu de la faiblesse relative de l’adversaire. Elles contribuent ainsi à donner au public, fort ignorant et du reste indifférent à la « chose militaire », une fausse idée de l’état réel de nos forces armées dont la faiblesse intrinsèque, faute de ressources adéquates, est ainsi camouflée aux yeux de l’opinion.

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L’Ukraine et la Crimée : la problématique

L’affaire de l’Ukraine n’a pas fini de faire couler de l’encre. Or il y a plusieurs aspects pourtant importants du problème ukrainien qui n’ont guère attiré l’attention des observateurs. C’est, d’une part, la situation économique de l’Ukraine, pays potentiellement fort riche, mais en situation de faillite virtuelle. Par ailleurs, la Crimée pose un problème épineux de droit international : dans quelle mesure une population faisant partie d’un ensemble national peut-elle faire sécession et proclamer unilatéralement son indépendance du pouvoir central ? Ce que la Crimée vient de faire. En dernier lieu, pour compléter ce tour d’horizon, quels sont les moyens dont disposent éventuellement l’UE et les Etats-Unis pour faire pression sur Poutine et le faire changer d’avis ?

1°Pourquoi l’Ukraine est-elle en état de faillite virtuelle ? Car c’est bien là le nœud du problème. Car si ce pays avait des finances en équilibre avec une économie prospère, il n’aurait pas eu besoin d’appeler à l’aide l’Union européenne, si bien que Poutine n’aurait pas eu l’occasion de venir se mêler des affaires ukrainiennes.

Rappelons que l’Ukraine a un énorme problème d’endettement. Le déficit des paiements extérieurs atteint 8 % du PNB, et au cours des deux prochaines années, en 2014 et 2015, ce sont 35 milliards de dollars qui viennent à échéance. Par ailleurs, les réserves de change sont au plus bas, les banques sont à court de liquidités et l’endettement atteint 180 % du PIB, des taux « grecs ». Notons, au surplus, qu’entre 1996 et 2013, la population de l’Ukraine a perdu 7 millions de personnes en raison d’un des plus faible taux de fécondité d’Europe (1,1 enfant par femme) et, sans doute, d’une forte émigration.

Sur le plan de l‘économie, le tableau n’est guère plus plaisant. Depuis 1991, l’économie de l’Ukraine s’est contractée de 30 % alors même que celle de la Russie augmentait de 20 %. On comprend ainsi pourquoi certaines régions frontalières de l’Ukraine sont tentées de regarder à l’Est plutôt qu’à Kiev.

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L’Ukraine et le coup de bluff de Vladimir Poutine

Poutine joue avec le sort de l’Ukraine comme un gros matou s’amuse avec une minuscule souris. Il joue aussi avec les nerfs du monde occidental qui voudrait tant que ce cauchemar s’en aille de lui-même pour qu’il puisse enfin retourner tranquillement à ses petites occupations quotidiennes. Hélas, le problème ukrainien a la tête dure.

Cette affaire a eu au moins de mérite de révéler au monde le vrai visage de Vladimir Poutine que l’on avait presque oublié après les fastes somptueux des Jeux de Sochi. Panem et circences disaient les anciens Romains. Nous avons eu les jeux du Cirque blanc et maintenant il nous faut avaler le pain noir de la géopolitique. Tout a son prix.

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La Russie après les Jeux de Sotchi

Les Jeux Olympiques ont une fâcheuse réputation, bien méritée. Ils ont, en effet, tendance à attirer la malédiction sur la tête des régimes qui ont eu la mauvaise idée de les organiser, comme le fer attire la foudre. Comme pour châtier « l’hubris » de leurs dirigeants.

Rappelons-nous les Jeux Olympiques d’Athènes ! Ils ont précédé de peu la débâcle de l’économie grecque, encore aujourd’hui endettée jusqu’au cou. La raison en est simple. Les Jeux sont toujours extraordinairement coûteux et les gouvernements organisateurs, en dépit de leurs allégations, sont contraints, bon gré mal gré, de couvrir les déficits colossaux qui en résultent, la plupart du temps par un endettement accru.

Vladimir Poutine semble, lui aussi, devoir être victime de cette malédiction tenace. Car le coût exorbitant de ces Jeux estimés à 50 milliards de dollars (dont un tiers, dit-on, résultant de la corruption qui sévit à l’état endémique) intervient au moment précis où la croissance de la Russie se ralentit. Elle tournait jusqu’alors à des taux plutôt sympathiques autour de 5 % l’an (à part le recul de -7% de 2010) mais tombe à un taux ramené à 3,8 % en 2012 puis réduit à 1,3 % pour 2013.

Ces Jeux à objectif de prestige ont pour objet premier d’affirmer le retour fracassant de la Russie dans le concert des grandes nations, à l’égal, enfin presque, des Etats-Unis. Vladimir Poutine a voulu démontrer aux yeux du monde que le traumatisme de l’effondrement de l’Empire soviétique était bel et bien effacé. La Russie, la Grande Russie, celle de toujours, grande puissance à la fois respectable et redoutable, était de retour. Car elle avait désormais remis ses affaires en ordre et réglé ses problèmes internes. Elle devait désormais être prise au sérieux après les fantaisies cocasses de la période Eltsine. Ce pari risqué sera-t-il gagné ? Cela n’est pas évident.

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Le chômage en France : Un phénomène culturel ?

La France est-elle mariée avec le chômage ? D’aussi loin que je me rappelle, depuis que j’ai commencé à m’intéresser à l’économie et à la situation de l’économie française, j’ai été impressionné par la persistance du chômage en France. En fait, je n’ai jamais connu la France délivrée du problème du chômage. De nos jours, le défi dans notre pays n’est plus, s’il l’a jamais été, d’éradiquer la plaie du chômage, mais de faire en sorte de le stabiliser, ou pour le moins de prévenir son aggravation.

Si bien que l’on est en droit de parler d’une « préférence nationale » pour le chômage au sens keynésien du terme. Le chômage est clairement un phénomène culturel typiquement français.

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Pauvre France

Pauvre France, comme aurait dit Jean Lefebvre en son temps.

Voilà un ministre d’origine espagnole (il a été naturalisé en 1982, voici 30 ans, quelle ascension politique vertigineuse !) qui poursuit avec acharnement de son ire un Français d’origine camerounaise, pour défendre l’honneur des Français d’origine juive. Et les bons Français de souche, comme on dit, dans tout cela ? Ils contemplent ébahis ce spectacle étrange en se demandant dans quel pays nous vivons et dans quelle époque. Voilà où mène une politique d’immigration incontrôlée qui débouche inévitablement sur un communautarisme où chaque communauté hérissée et constamment sur la défensive cherche à défend bec et ongles son fief plutôt que de se fondre dans l’ensemble français.

Certes, l’anti-sémitisme est une bien vilaine chose et l’incitation à la haine raciale mérite d’être condamnée. Tout le petit peuple politique qui frétille de concert, à droite comme à gauche, en est bien d’accord et applaudit Monsieur Valls des deux mains. D’ailleurs les lois Gayssot et Pléven y pourvoient amplement, Dieu merci.

Mais fallait-il pour autant poursuivre l’ennemi avec une telle hargne jusque dans les coulisses d’un spectacle soit disant humoristique. L’emploi d’un marteau pilon pour écraser une mouche est-il recommandé ? La lutte contre l’antisémitisme n’est-elle pas en train de virer à l’hystérie ?

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L’immigration humanitaire, Némésis d’une Europe compatissante

Le fameux Camp des Saints, roman d’anticipation qui a eu le succès que l’on sait, est plus que jamais d’actualité. A ceci près qu’il ne s’agit plus de malheureux Bangladais, toujours confinés dans leur Bengale lointain à moitié envahi par les eaux, mais de Maghrébins, d’ Africains malins, et maintenant de Syriens, en fait, d’un peu partout dans le monde. Tous les prétextes sont bons pour émigrer en Europe : persécution, insécurité, discrimination insoutenable, niveau de vie jugé inacceptable. Ils sont tous candidats à une installation confortable dans une opulente Europe au grand cœur et à la mauvaise conscience. Mauvaise conscience de quoi ? Mais d’exister tout bonnement à côté d’une insondable misère à laquelle elle ne peut rien, qu’elle n’a nullement contribué à créer mais qui la tourmente malgré tout.

Les chemins de l’immigration humanitaire

Le conflit en Syrie, à lui seul, a généré, en deux ans, un exode de plus de deux millions de personnes, dont la moitié d’enfants, qui sont allées pour la plupart, dans un premier temps, en Turquie, Jordanie et Liban, avant de se tourner naturellement vers l’Europe. Le Liban a ainsi accueilli 700 000 Syriens et la Jordanie à peu près autant. Encore aujourd’hui, ces deux pays reçoivent environ 500 immigrés par jour.

Pour l’émigration en provenance de la Syrie, en plein essor, le cheminement passe par l’Egypte puis par Lampedusa. En effet, cette petite île, à peine italienne, véritable oasis de l’immigration clandestine, n’est guère qu’à une centaine de kilomètres de la Libye ou de la Tunisie.

En une seule nuit, les bâtiments italiens ont recueilli plus de 700 personnes, avec femmes et enfants, au large des côtes italiennes. En conséquence, les Lampedusiens, dont les journalistes vantaient la générosité à qui voulaient les entendre, commencent à se sentir fatigués de ces flots humains sans cesse renouvelés et s’efforcent à regarder ailleurs. Mais ils sont avantageusement relayés par les touristes, italiens ou étrangers qui viennent assister au débarquement des immigrés à Lampedusa comme on va à un spectacle gratuit. Il faut bien meubler ses loisirs en vacance. Et cela profite aussi au commerce local.

L’immigration humanitaire connait des point de départ multiples dont les principaux centres sont localisés en Europe centrale, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, en Afrique noire et maintenant, en Syrie. Ces immigrés viennent, parfois seuls ou par familles entières d’un peu partout dans le monde, d’Albanie, du Kosovo (avec la Grèce comme point d’entrée), mais aussi du Bangladesh, de l’Érythrée ou de la Somalie.

Les points d’entrée sur le périmètre européen privilégiés par les immigrés clandestins sont la Grèce, et la Bulgarie (pour l’immigration venue de l’Europe de l’Est), l’Espagne aussi, mais surtout aujourd’hui, l’Italie.

Selon l’ONU, depuis le début de 2012, ce ne sont pas moins de 32 000 immigrés qui ont débarqué en Italie ou à Malte. De quoi peupler chaque année une petite ville de taille moyenne. D’après FRONTEX, l’agence européenne chargée de la sécurité aux frontières, pendant la seule année 2011, pas moins de 60 000 immigrés ont traversé la Méditerranée.

Il en ressort que plus l’Europe étend son périmètre, plus elle devient poreuse à l’immigration clandestine, faute de moyens, mais aussi et surtout de motivation

Le désordre européen

En effet, les directives européennes prévoient bien que, dès leur entrée dans l’espace européen, les immigrés doivent laisser les autorités prendre leurs empreintes digitales sur le lieu même de leur point d’entrée, à des fins d’identification bien sûr. Mais aussi, et c’est là que le bât blesse, la loi européenne prévoit également que les demandes d’asile doivent être traitées par les autorités du lieu..

Les Syriens, par exemple, prévenus et malins, se refusent énergiquement avec un bel ensemble à cette prise d’empreintes. Car ils savent fort bien, compte tenu du désordre administratif italien bien connu, ce qui se passerait : rien. D’autant plus que, cerise sur le gâteau, les douaniers ou le policiers italiens, bons princes, se gardent bien d’insister pour exécuter cette mesure et se contentent benoîtement de leur conseiller d’éviter de se faire « pincer » dans les trains ou les autoroutes. Et qu’ils aillent se faire pendre ailleurs, ailleurs qu’en Italie, bien sûr. Avec cela, le territoire européen est bien protégé.

Mais, en réalité, les immigrants n’envisagent guère de rester en Italie, qui n’a pas le RSA ou le fameux Revenu d’attente, que la République française, généreuse avec l’argent des contribuables, a mis en place, sans doute pour encourager de nouveaux courants migratoires. De toute façon, pour gagner la France toute proche, il suffit de prendre le premier train venu.

Ceci étant, pour l’heure, entre 2012 et 2013 la France n’a accueilli que 3 700 immigrés syriens par le truchement de l’Opfra. Mais nul doute que ces flux ne soient appelés à grossir rapidement

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De la Mandelamania à la Mandelahysteria

Faut-il l’avouer, je me méfie toujours instinctivement de ces manifestations d’exaltation unanime qui, pour l’esprit chagrin que je suis, dissimulent toujours une réalité beaucoup moins plaisante à voir. Mandela a fait l’objet, de son vivant, d’une véritable idolâtrie à l’échelle planétaire. Mort, le voici quasiment déifié. Notre société agnostique, qui a perdu la foi chrétienne et l’amour de la patrie, a quand même besoin d’icônes pour se rassurer sur la bonté foncière de la nature humaine et la possibilité pour l’humanité de vivre pour toujours dans la paix et l’harmonie.

De ce point de vue, Mandela a été une icône parfaite, lisse, irréprochable, sans un pli, même si sa vie privée a été quelque peu tourmentée en raison des turpitudes de sa femme, comme le savent certains initiés. Car son visage humain a fini par disparaître sous les couches épaisses de peinture arc-en-ciel que la presse mondiale n’a pas manqué d’appliquer sur ses traits

Nelson Mandela est mort au terme d’une longue vie, à 95 ans, et d’une non moins longue série d’hospitalisations répétitives, pieusement annoncées par une presse mondiale fermement décidée à ne pas rater l’évènement et à le faire savoir au public

Ses funérailles n’ont pas été moins triomphales : il aura connu un enterrement de roi. Tous les grands de ce monde, 70 chefs d’Etat, 5 Prix Nobel, se sont précipités à Johannesburg pour y être et surtout y être vu : la reine d’Angleterre, le Prince Consort, le Prince de Monaco, le président du Luxembourg, l’Evêque coadjuteur de la Principauté d’Andorre, sans oublier Jacques Chirac (qui croyait assister à une virée en Corrèze), Nicolas Sarkozy toujours préparant son grand retour, François Hollande revenu tout exprès du front en battle dress, bref, tout ce que le monde politique compte de visible, d’important, de notable : une véritable exhibition politique médiatisée à l’échelle mondiale venue rendre hommage au vieux leader disparu. Les propos convenus, les discours amphigouriques ont coulé à flots. Il n’y a que Vladimir Poutine, décidément grincheux, qui se sera contenté d’envoyer là-bas une vague représentante diplomatique.

Comment s’expliquer cette stupéfiante hystérie collective en faveur d’un personnage sympathique certes, mais qui, à ma connaissance, n’a nullement bouleversé la carte du monde ni son destin, comme l’ont fait un Gorbatchov ou même un Elstine par exemple ?

Il faut y voir, naturellement, un effet « média », ou effet « boule de neige ». Il y a des évènements où il faut aller coûte que coûte, pour y être vu. Cela compte à l’heure de la communication mondiale instantanée.

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François Hollande bat tous les records

Malheureux François Hollande. Il n’a décidément pas de chance. Alors qu’il avait réussi à déjouer tous les pièges au sein du PS savamment posés sur sa route majestueuse vers l’Elysée, il bat, après 18 mois seulement au sommet de l’Etat, tous les records : d’impopularité, de nullité, d’indécision. Rien ne manque à son palmarès. Une vraie « conduite d’échec » diraient les psychiatres.

Pourra-t-il finir son mandat ? Rien n’est moins sûr, dans l’état actuel de choses. Changer de gouvernement ? Cela ne changera rien. C’est de politique qu’il faudrait changer.

En fait, le scénario le plus favorable pour lui serait de dissoudre l’Assemblée, sachant que ce serait immanquablement une majorité de droite qui serait envoyée à au Palais Bourbon. Auquel cas, il ne resterait plus au locataire de l’Elysée qu’à imiter l’exemple de son illustre prédécesseur, et de chausser les chaussures de Jacques Chirac, dans le cadre d’une nouvelle cohabitation, situation éminemment reposante et confortable. Le chemin à suivre serait tout tracé : plus de décisions impopulaires à prendre et passer résolument le « mistigri » à la droite. Laquelle, fidèle hélas, à son passé de droite « la plus bête du monde » serait évidemment fort embarrassée de ce cadeau empoisonné.

Mais, au contraire, François Hollande, s’entête. Il entend bien garder « le cap » sans voir que ce fameux « cap » débouche en fait, sur le néant. Peut-être, après tout, a-t-il perdu le Nord. La vérité vraie est qu’il ne sait pas où donner de la tête et qu’il ne dispose aucunement d’un plan B. Sauf, bien sûr, attendre l’accalmie des élections municipales dans quelques mois.

Car, en matière d’immobilisme, François Hollande en est devenu champion toutes catégories. La France est gravement malade et le médecin à son chevet lit des bandes dessinées. Les deux seules choses qui bougent en France sont les courbes du chômage qui montent inexorablement, celle des impôts qui grimpent aussi vite. Ah j’allais l’oublier, celle de l’endettement aussi. Après le laminage des revenus, c’est aujourd’hui la spoliation de l’épargne qui est en route.

Le fond de l’affaire est que jamais la France n’aura connu un président de la République aussi nul. La plupart des Français finissent par s’en rendre compte. Or, lorsque l’impopularité atteint des niveaux aussi himalayens, cela signifie, qu’on le veuille ou non, que la décote du président élu gagne largement les couches de ceux qui ont voté pour lui, à droite mais aussi à gauche, au sein même du PS.

C’est le cas de François Hollande. Pour faire quand même bonne figure, il n’hésitera pas à avoir recours à la tromperie caractérisée. Il s’en va ainsi murmurant, non pas à l’oreille des chevaux, mais des Français, qui ne sont pas si durs d’oreille, que tout va bien, tout va pour le mieux, tout va aller mieux encore. La preuve : le nombre des chômeurs de moins de 20 ans est en train de baisser. En oubliant de préciser qu’il s’agit là tout simplement de l’effet des contrats aidés par l’Etat, traduisons, payés par le contribuable, à hauteur de quelque 250 000 postes. Une paille.

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Sortir de l’euro ? Oui, mais à quel prix !

Sortir de l’euro ? La bonne blague. Il faut être un parti vraiment à court d’idées pour ressortir cette vieille lune du placard à idées. Et pourtant l’éventualité d’une sortie de l’euro est de temps à autre évoquée, avec le plus grand sérieux, par diverses personnalités politiques en mal d’inspiration. Il s’agit dans leur esprit de sortir, sans douleur, des difficultés inextricables dans lesquelles la France se débat depuis tant d’ années. On voit bien qu’elles ne se sont jamais donné la peine d’étudier sérieusement les conséquences économiques d’une telle décision.

C’est la raison pour laquelle il serait peut-être bon de tordre le cou, une fois pour toutes, à ce « canard » boiteux et cesser d‘entretenir le rêve d’une solution miracle susceptible de sortir la France du pétrin dans lequel elle s’est imprudemment fourrée.

Soyons justes, et soulignons d’entrée de jeu les inconvénients majeurs de l’euro pour notre pays. Ils existent bel et bien. En bref, l’euro nous condamne à la stagnation sans grand espoir de sortie de crise, sauf sursaut national, bien improbable dans le contexte actuel. Pourquoi ?

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